Le secteur porcin d'Afrique du Sud a été placé en alerte maximale après la confirmation de la fièvre aphteuse dans une porcherie commerciale du Free State, avec d'autres cas suspects sous enquête à KwaZulu-Natal. Bien que le nombre de foyers confirmés reste limité, les organisations de l'industrie avertissent que la pression infectieuse dans les systèmes de bétail est exceptionnellement élevée, en raison de cas généralisés chez les bovins. Les producteurs ont été appelés à renforcer les mesures de biosécurité et à améliorer la coordination tout au long de la chaîne de valeur pour limiter le risque de propagation, la maladie pouvant entraîner des pertes importantes, notamment chez les porcelets.
Des mesures de contrôle ont été mises en place, y compris la quarantaine des exploitations affectées et l'utilisation d'abattoirs désignés pour un abattage réglementé sous des protocoles stricts de gestion des risques. La fièvre aphteuse est une maladie notifiable en vertu de la législation nationale sur la santé animale, nécessitant une déclaration immédiate et une surveillance étatique pour déterminer les actions appropriées de confinement, telles que les restrictions de mouvement et l'élimination contrôlée des matériaux à haut risque. Bien que les épidémies nationales précédentes aient eu un impact minimal sur les exploitations porcines commerciales, les enquêtes actuelles font état d'une mortalité plus élevée chez les jeunes porcs dans certaines zones, augmentant l'inquiétude au sein du secteur.

Un défi majeur pour l'industrie est l'absence de vaccin approuvé contre la fièvre aphteuse pour les porcs, les vaccins locaux étant conçus pour les bovins et inadaptés aux porcs. Les parties prenantes de l'industrie et du gouvernement évaluent les options pour importer des vaccins spécifiques aux porcs utilisés à l'international, tout en cherchant à alléger la pression sur les laboratoires de diagnostic. En attendant, les producteurs intensifient les mesures de biosécurité sur les fermes, notamment la séparation stricte des porcs et des bovins, un accès contrôlé aux installations, des protocoles d'hygiène renforcés et une formation régulière du personnel. Une action coordonnée et une réponse rapide restent essentielles pour contenir la maladie, protéger le bien-être animal et garantir la stabilité de la chaîne d'approvisionnement porcine d'Afrique du Sud.
1er janvier 2025/Afrique du Sud.
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